DAN CLARK AUDIO

ETHER C-FLOW

1.890 €
Casque planar-magnétique fermé. Livraison sous 10 jours
Dan Clark

Dan Clark est un fondu de haute-fidélité de la première heure. Pour financer ses études supérieures, il occupe un poste de vendeur dans une boutique de matériels hifi. Diplômé en ingénierie électronique, sa thèse porte sur les circuits linéaires et les amplificateurs de puissance. En parallèle de sa carrière d’électronicien qu’on imagine bien occupée par les protocoles Apple QuickTime et MPEG, il travaille à la conception de 2 modèles d’enceintes pour Platinum Audio. La mouche de l’écoute au casque le pique lorsqu’il développe des mods forts reconnus du Fostex T50RP, les Mad Dog et Alpha Dog. Cela lui fait donc un point commun avec Zach Merhbach de ZMF (Il faudrait ériger une statut à ces petits Fostex). C’est en 2016 que Dan saute le pas de la création de sa propre marque - MrSpeakers, qui devient DanClark Audio en 2019. Tous les casques DanClark Audio sont de type planar-magnétiques et munis de drivers propriétaires déclinant deux innovations : l’une sur la texture de surface des membranes (V-Planar) et l’autre sur le design du diaphragme (True-Flow2). Tous les casques Dan Clark Audio ont aussi en commun d’être des poids-plume, que nous devons à l’utilisation de titanium et de carbone.

Comme toute la fratrie Dan Clark, le Ether C-Flow est un planar-magnétique doté d'innovations-maison (V-Planar, TrueFlow). Modèle fermé, il est parfaitement étanche dans les deux sens. Il fut même mesuré par le magazine InnerFidelity comme le casque le plus étanche du marché. La dotation du Ether C-Flow a été enrichie en 2018 d'un pack de 4 inserts à positionner dans la chambre acoustique, tout contre les drivers. Cet accessoire supplémentaire s'inscrit dans une nouvelle politique de la marque, qui est de permettre de customiser la restitution des Dan Clark soit par un changement de pads, soit par des inserts. Et dans ce dernier cas pour le C-Flow, cette fonctionnalité est tout à fait convaincante. L'impédance est d’un niveau très faible et la sensibilité plutôt élevée. Par conséquent, le C-Flow peut être drivé par n'importe quel amplificateur du marché et même des DAP (nous nous sommes régalés en connectant le C-Flow à un Lotoo Gold Paw Touch). Ce casque est dans la catégorie poids-léger par son utilisation de Titanium et de carbone à foison. Ainsi, le C-Flow est, par sa légèreté et un clamping très modéré, un casque remarquablement confortable. Last but not least, le C-Flow est livré de série avec le câble Vivo, le haut de gamme de la marque.
  • Type : Planar-magnétique fermé
  • Dimensions drivers : 71mm x 45mm
  • Impédance : 22,5 Ohms
  • Sensibilité : 94 dB/mW
  • Châssis : Nickel - Titanium, à mémoire de forme
  • Pads : Cuir synthétique
  • Écouteurs : Carbone
  • Bandeau : Cuir synthétique
  • Câble : Vivo 2m avec connecteurs au choix
  • Accessoires : Étui de transport rigide et compact + 4 paires d’inserts de matériaux amortissants à placer dans la chambre acoustique
  • Poids : 380 gr hors câble
Ce Dan Clark C-Flow est l'un de nos casques fermés préférés. Il sonne à la fois fois clair et analytique comme c'est souvent le cas avec les planar-magnétiques et, en particulier, avec les productions de cet artisan de San Diego. Il révèle toutefois un caractère euphonique étonnant, qui le rend extrêmement plaisant pour une écoute tout-terrain. En matière de bande passante, le C-Flow est indéniablement un casque haut de gamme. Il restitue la musique sur une large étendue de fréquences, montant haut et descendant bas, avec un sens de la fluidité pour lier les différents registres. En raison de sa typologie fermée, il s'offre même une région des basses épaisse et impactante comme sur le "King Kunta" de Kendrick Lamar, avec des attaques nettes et franches de basse électrique. Ce titre hip-hop d'anthologie dans le plus pur style "Compton" nous a donné une envie irrépressible de swinguer de la nuque. Il nous a aussi offert l'occasion de vérifier le suivi dynamique impeccable du C-Flow qui n'est jamais pris au dépourvu. Exit la confusion. La musique est très articulée et coule avec une lisibilité irréprochable. Les registres médiums sont reproduits avec une belle texture, comme sur le "Quatre Parish" de Dr John, dans ses violons d'introduction et le piano droit du regretté Docteur. Les aigus se détachent nettement lorsque l'interprétation l'impose (cymbales, cuivres ou riffs de guitare électrique), parfois, peut-être, un peu plus que de raison mais ils jouent leur rôle en contribuant, globalement, à une interprétation vivifiante, intense de la musique. Si ce caractère montant n'est pas de votre goût, l'un des 4 types d'inserts saura calmer le jeu (vraiment bien vu ces petits accessoires amortissants). Chez Headonist, les inserts blancs sont nos préférés. On connait des casquophiles qui ne jurent que pas les inserts noirs, moins amortissants pour les hautes fréquences. Enfin, la scène sonore et l'image : quel que soit le genre musical et son tempo, la faculté d'aération est de haut niveau. En termes de spatialisation, le C-Flow ne peut certes pas rivaliser avec ses homologues ouverts (quel casque fermé le peut ?) mais il offre un espace sonore bien étagé en profondeur. Bref, le C-Flow est une belle réussite, douée d'une grande maturité en matière de conception et de technologie. Et quand on y pense, quel look ravageur !

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